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Gabon : quand une société banalise la vie humaine

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« Tu ne tueras point » est une maxime  appliquée dans toutes les sociétés évoluées, sorties du règne animal. Supprimer la vie d’un être humain est une régression sauvage et un acte d’une extrême barbarie.

« En te levant le matin, rappelle-toi combien précieux est le privilège de vivre, de respirer, d’’être heureux », souligne le  Marc Aurèle.  Cette invitation du philosophe, vieille de plusieurs siècles s’adresse également à notre humanité d’aujourd’hui et à la société gabonaise particulièrement, où les femmes s’illustrent depuis quelques mois dans la banalisation de la vie. Nous ne parlons pas de toutes les femmes gabonaises, mais de celles qui tuent ou font tuer leurs amants pour quelques billets de banques.

Quelle est la cause première de ces crimes ? D’aucuns évoquent la cupidité des femmes, d’autres l’égoïsme, la prostitution conjugale et l’avarice.  Rien n’est très faux, mais une lecture avisée des événements laisse transparaitre surtout la corruption des mœurs et le matérialisme à outrance.  Une plongée inquiétante dans la civilisation de l’avoir, la guerre des sexes et une expression maladroite de la volonté de puissance.

La crise économique qui frappe à plein fouet le Gabon serait également à l’origine de cette colère mortifère des maitresses, qui passent les moments les plus sombres de l’histoire des rapports sexuels compensatoires au Gabon. Faute d’argent, beaucoup de mecs préfèrent aujourd’hui des engagements ponctuels avec les femmes sans emploi. « Finis les temps où les hommes géraient 3 à 4 maitresses », confie une ancienne fille de joie.

Il faut une nouvelle éducation au sein des familles. Une éducation qui prépare les jeunes filles à prendre leur vraie place au sein de la société, comme actrices de développement et non comme des éternels enfants qui ne s’affirment avec autorité que dans les voluptés.

Il faut également des lois fortes et une bonne volonté politique pour réprimer les auteurs des crimes rituels et économiques, à l’origine de la souffrance des populations. Une souffrance qui expose davantage les femmes et les jeunes filles.

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